Le genre de rendu qui plaît pas.

27 mars 2015

Saaaluuut.

Hier on était sur la page 32, on continue sur la 33.

DELF! Vais te répondre ici plutôt que dans les commentaires. Sur cette scène, je voulais un contre-jour, un matin froid. Concrètement, j’ai choisi d’éclaircir le trait et de jouer sur les effets de lumière, avec quelques dégradés. Rien qu’à ce mot, « dégradé », y a plein de gens à qui le poil se hérisse. C’est pas bien vu, ça fait « commercial », etc. Sans rentrer dans ce faux débat de commercial ou non, je crois qu’il y a beaucoup « d’indés » (pareil, je rentre pas dans ce débat-là) qui ont été traumatisés par les prods Delcourt-Soleil des années 90, pour simplifier, avec les débuts de photoshop et des types qui arrivaient à mettre tous les effets dispos sur la même page.

Tout est mis dans le même panier, du coup y a tout un tas de trucs qu’on a pas le droit de faire (si on veut être cool). Le simple fait de passer de ma technique au pinceau (« undergroud ») à un trait plus clair et classique (« commercial ») – alors que je sais pas bien dessiner, en plus- ça va en défriser plus d’un. J’avais eu des remarques sur Minus parce que certains gris étaient faits en vectoriel et pas avec un vrai pinceau en poils de barbe de Laspalès. Y aura toujours quelqu’un pour critiquer ceci ou cela, je fais bien ce que je veux, quitte à me planter, autant que ce soit à ma façon.

En plus cette histoire se passe dans les années 80, que je déteste, du coup ça me fait assez plaisir de jouer avec le mauvais goût, quand le récit me laisse la place. Et ça reste un plaisir de faire jaser les puristes. Alors j’en rajoute une couche, dans la même scène, je mets des contrechamps. On est plus ébloui, on voit clairement, du coup le trait repasse en noir comme d’hab.

Ça c’est vraiment pas classe. Mais je m’amuse comme je peux :)

Et donc voila, on en est là!

Bise à toi!

Cage à poule.

26 mars 2015

Yo.

J’avais pas eu le courage de faire la dernière page de la scène précédente, du coup j’avais visé plus loin dans l’histoire, une scène de discussion. Le scénario prévoyait ça en intérieur, dans une pièce assez vide et simple. Vu qu’on en avait déjà quelques unes comme ça, j’ai choisi de faire se dérouler ça dehors. Sylvain Ricard, le scénariste, a fait confiance.

En plus, pour ce livre, j’ai envie de pas bosser dans l’ordre. Je change souvent de « style », d’un projet à l’autre, mais le temps de terminer le projet, six à huit mois, mais envies changent un peu. En procédant comme ça, j’espère que ça uniformisera l’ensemble, à la lecture. Et – pour en revenir à cette scène- quitte à mettre ça dehors, juste pour ces trois pages, j’ai opté pour des lumières fortes.

C’est le genre de rendu qui plaît pas, en général, je sais, vrai que ça change de ce que je pouvais faire en sérigraphie; je pense pas que je réutiliserai ça, déjà parce que c’est très chiant à faire, mais je suis content du résultat, c’est assez proche de ce que j’avais imaginé.

C’est agréable de bosser sur des scènes très autonomes les unes par rapport aux autres, si je veux dessiner de l’action, j’en ai sous le coude, si je veux des gens posés qui causent, j’ai ça aussi, etc. Et ça me permet d’envisager chaque scène (de deux à cinq pages) comme un projet indépendant et nouveau, tout en essayant de respecter au maximum la direction initiale. Ça permet de pas tomber dans la routine ou la monotonie.

Et donc- bref- on en est là:

J’ai aussi mis à jour la page « Évènements », ça devrait être mon seul festival de l’année. Ça change des quarante de l’an dernier. Loin des yeux loin du cœur.

LICE.

24 mars 2015

Saaaluuut.

Même scène, encore un peu. Ici, un bout de la page 14:

L’air de rien, y devrait y avoir pas mal d’ambiances et de petits essais graphiques assez différents, dans ce livre. Et mine de rien ça donne ça:

Travelling without moving.

17 mars 2015

Hey!
Toujours la même scène, page 13, ici.

J’ai un dessin encore assez maladroit et statique, alors les scènes d’action restent un vrai défi pour moi. J’aime bien travailler sur les trucs que je sais pas faire.
Et au total, ça nous donne ça:

La routine.

10 mars 2015

Yo!

La scène suivante que j’ai attaquée, j’appelle ça une « séquence clip », pas de off, aucun texte, pas de vraie continuité narrative; juste une succession de faits sur quatre pages. En la lisant ça m’a fait penser à Scorcese, qui utilise souvent ça (pour encore passer un morceau des Stones).

C’est marrant à faire, mais c’est beaucoup de taf. Quatre pages, huit cases à chaque fois. J’ai choisi un gaufrier de base, pour souligner la « routine » qui se met en place chez les persos. Le souci, c’est qu’il faut créer de nouveaux décors pour chaque case, je peux pas me permettre d’utiliser juste un petit rappel de ci de là. Du coup beaucoup de boulot, peu de sommeil.

Et donc là c’est des bouts de la page 12.

On en est là, wé:

Moins qu’hier, wé.

9 mars 2015

Des bouts des pages 10 & 11.

En vrai, ça avance plus que ce que je t’en dis:

Gabougne.

13 février 2015

Yo.

Des fois je me dis « tiens faudrait que je fasse ue note de blog pour expliquer ceci ou cela », puis je fais que bosser sans dormir et j’oublie.

Alors vla un bout de page, avec un peu de gris et pépé qui fait sa tête de gabougne:

Ça vient de la page 16.

Bon allez, un bisou pour ton week-end, amuse-toi bien ou fais bien comme tu veux, si tu préfères râler ça me va aussi.

Encore du fun avec pépé.

9 février 2015

Encore du fun avec pépé, donc:

Et ça donne ça, en tout:

Sinon, pour ceux qui étaient là vendredi à Total Heaven, voici un des morceaux qui a créé le débat, dans une vieille version, j’ai pas trouvé mieux. L’avantage c’est que les paroles sont le titre:

« Vitesse lunaire (la vitesse des robots) ».

Au cas où:

http://charkyyy.free.fr/scans/blog/UCT-process/robo_24-09-08_3.mp3

Iveulaimepailleur.

6 février 2015

Hey.

Me marre bien, ça avance bien. Pépé est sympaT à dessiner:

C’est sur la page 18:

Et donc on en est là:

Golf.

27 janvier 2015

Dernier petit tour chez Aaarg! avant un petit moment, a priori.

Aaarg!#7 sort donc le 29 janvier, jeudi, et il va être super.

Impatient de lire le dossier sur Alexis Horellou, qui était étudiant en même temps que moi et qui est devenu un auteur champion. Fun!